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Des progrès réels mais encore incomplets

Rutte a lui-même reconnu que les alliés européens et le Canada investissent déjà environ 4 pour cent de leur PIB en défense et sécurité, un an seulement après le lancement d’un projet prévu sur dix ans. Il a qualifié cette évolution d’« impressionnante », tout en refusant de relâcher la pression sur les retardataires.

Selon les estimations de l’OTAN, les alliés européens et le Canada investiront collectivement 258 milliards de dollars de plus en défense en 2025 et en 2026 par rapport aux années précédentes, un montant considérable qui traduit une accélération réelle du réarmement occidental face à la menace russe.

L’Espagne, le cas qui agace Washington

Tous les pays ne suivent pas ce rythme avec la même conviction. L’Espagne a approuvé l’objectif général mais affirme pouvoir satisfaire ses exigences de sécurité sans dépenser autant, une position qui irrite ouvertement les responsables américains et certains alliés européens plus exposés à la menace russe.

D’autres pays membres peinent encore à atteindre l’ancien objectif de 2 pour cent du PIB, un rappel que la solidarité budgétaire au sein de l’Alliance atlantique reste inégale malgré quatre années de guerre en Ukraine qui auraient dû convaincre tout le monde de l’urgence.

Je comprends les contraintes budgétaires nationales, mais je refuse l’argument espagnol qui consiste à dire qu’on peut se protéger avec moins d’argent que ses voisins. La dissuasion collective ne fonctionne que si chacun paie sa juste part, sinon elle devient un vœu pieux.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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