Les 20 personnes les plus productives de l’histoire (et les méthodes insolites qu’elles utilisaient)
On a souvent tendance à considérer les plus grands esprits de l’histoire comme des figures emblématiques d’une discipline irréprochable, passant chaque heure de leur vie assis, raides comme des piquets, à des bureaux tout ce qu’il y a de plus classiques. En réalité, bon nombre des écrivains, scientifiques et dirigeants mondiaux les plus prolifiques étaient des personnages incroyablement singuliers, régis par des règles de fonctionnement pour le moins étranges. Ce n’est pas en suivant des routines classiques qu’ils ont atteint des niveaux de production historiques ; au contraire, ils s’appuyaient sur des rituels hautement excentriques, voire à la limite de la folie, pour stimuler leur génie.
1. Les bains d'air matinaux de Benjamin Franklin
Ce légendaire père fondateur américain ne se contentait pas de passer ses matinées à rédiger des documents historiques ; il le faisait complètement nu, devant une fenêtre ouverte. Il était fermement convaincu que l’air froid qui caressait sa peau prévenait diverses maladies et lui permettait de garder l’esprit vif. L’idée de passer une heure à grelotter tout nu peut vous sembler un peu extrême, mais cela faisait manifestement des merveilles pour sa concentration au quotidien.
2. Le décompte précis des haricots de Ludwig van Beethoven
Beethoven ne laissait pas n’importe qui lui préparer son café avant de composer ; il comptait lui-même les grains. Pour chaque tasse de café qu’il buvait, le compositeur comptait à la main exactement 60 grains afin de réguler son apport en caféine. S’il constatait un écart dans le décompte, il jetait toute la préparation.
3. La privation cérébrale sous l'eau selon Yoshiro Nakamatsu
L’inventeur japonais de la disquette, d’une prolificité incroyable, recourait à une méthode pour le moins terrifiante pour faire jaillir ses meilleures idées. Il avait pour habitude de nager sous l’eau en retenant son souffle. Il affirmait que le fait de priver son cerveau d’oxygène, élément vital, faisait surgir dans son esprit des idées brillantes, valant plusieurs millions de dollars.
4. L'énorme surdose de caféine d'Honoré de Balzac
Écrire tous ces grands classiques a bien dû avoir des répercussions sur la santé de Balzac, non ? Son secret, c’était le café noir, tout simplement. Il en buvait jusqu’à 50 tasses par jour pour rester éveillé pendant ses séances d’écriture épuisantes.
5. Le sommeil de Charles Dickens face au nord
L’auteur de romans légendaires tels que Un conte de deux villes était incroyablement pointilleux quant à la disposition de son mobilier. Il emportait un compas partout où il voyageait, car il refusait catégoriquement de dormir dans un lit qui n’était pas orienté vers le nord. Il était convaincu que l’alignement de son corps avec les courants magnétiques de la Terre était le seul moyen de stimuler sa créativité au quotidien.
6. Le tour de la clé qui tombe de Salvador Dalí
Pour capturer les images étranges qui peuplent ses peintures surréalistes, cet artiste emblématique a maîtrisé l’art de la micro-sieste, une clé en métal lourd à la main. Il plaçait une casserole en métal sur le sol, juste sous son bras, au moment même où il s’assoupissait. À la seconde précise où il perdait conscience, ses doigts se relâchaient, laissant tomber la clé, ce qui le réveillait avec de nouvelles images issues de ses rêves.
7. Les figures de créativité d'Igor Stravinsky
Le célèbre compositeur Igor Stravinsky n’hésitait pas à s’allonger à plat ventre sur le sol pour trouver l’inspiration. S’il était en panne d’inspiration, il se laissait immédiatement tomber et se mettait en équilibre sur la tête. Stravinsky pensait qu’être la tête en bas raviverait sa créativité et lui permettrait de retrouver le fil de ses idées.
8. La réserve de pommes pourries de Friedrich Schiller
Schiller gardait des pommes pourries dans le tiroir de son bureau afin de les renifler chaque fois qu’il était en panne d’inspiration. Dès que son esprit s’embrouillait, il ouvrait le tiroir et inspirait profondément l’odeur du jus de pomme fermenté pour s’éclaircir les idées. Étrange, mais ça marchait pour lui.
9. Le sommeil polyphasique extrême de Nikola Tesla
Vous ne verrez certainement pas Nikola Tesla avaler des expressos ou faire le plein de comprimés de caféine. Il a donné naissance à ses idées de génie en suivant un programme de sommeil polyphasique très strict, composé de siestes de vingt minutes. Tesla ne dormait que quatre heures par jour, par tranches de vingt minutes, ce qui lui laissait jusqu’à 22 heures pour réfléchir de manière productive.
10. La séance de réflexion d'Agatha Christie dans sa baignoire, sans bureau
Bien qu’elle ait écrit plus de quatre-vingts romans policiers emblématiques, cette autrice légendaire n’a en réalité jamais possédé de véritable bureau. Elle préférait manger des pommes fraîches dans un bain chaud tout en élaborant les intrigues complexes de ses romans policiers. Une fois qu’elle savait exactement comment l’intrigue allait se dérouler, elle tapait son manuscrit sur n’importe quelle table qui lui tombait sous la main.
11. « L'isolement à l'hôtel Plain » de Maya Angelou
Pour la poétesse Maya Angelou, trouver le lieu d’écriture idéal était impossible. Elle n’écrivait ses œuvres majeures que dans des chambres d’hôtel dépouillées, du matin jusqu’à l’après-midi. Ne voulant pas que des décorations sophistiquées ou des œuvres d’art viennent perturber ses pensées, elle demandait au personnel de l’hôtel de vider la chambre de tout élément décoratif.
12. Le « jeûne musical » stratégique de Glenn Gould
Ce pianiste classique de renommée mondiale était fermement convaincu qu’un repas copieux avant un concert émoussait complètement son génie musical. Il jeûnait complètement les jours où il enregistrait de la musique, car il estimait qu’un estomac vide rendait son esprit incroyablement vif. Vous trouvez peut-être que votre estomac gargouille trop fort pour vous permettre de réfléchir, mais lui avait besoin de ce vide physique pour donner le meilleur de lui-même.
13. Le bureau-réfrigérateur de Thomas Wolfe
Mesurant pas moins de six pieds et six pouces, cet éminent romancier américain ne supportait pas de s’asseoir sur des meubles de taille standard. Il décida alors d’utiliser le dessus de son réfrigérateur comme bureau debout pour rédiger ses manuscrits épiques et volumineux. Il arpentait sa cuisine, écrivait quelques phrases debout devant l’appareil, puis reprenait sa marche.
14. « Total Sensory Deprivation » de Jonathan Franzen
Vous voulez vous isoler des distractions ? Essayez de porter un bandeau sur les yeux, des protège-oreilles et des bouchons d’oreille, comme Jonathan Franzen. L’auteur portait des lunettes de protection lorsqu’il travaillait sur son ordinateur afin de limiter les distractions.
15. La position artistique de Virginia Woolf
Bien avant que les employés de bureau d’aujourd’hui ne se passionnent pour le mobilier ergonomique, cette brillante romancière écrivait ses chefs-d’œuvre à un grand bureau debout. Sa motivation n’avait rien à voir avec la santé ou la forme physique ; elle souhaitait simplement imiter la posture d’un peintre. Elle appréciait de pouvoir facilement prendre du recul par rapport à son travail pour considérer ses phrases sous un angle physique totalement différent.
16. Le système « à cheval » avec épingles et papier de Jonathan Edwards
Jonathan Edwards avait de brillantes idées lorsqu’il se promenait à cheval, mais il ne pouvait pas tout noter. Il épinglait alors sur ses vêtements de petits bouts de papier sur lesquels il avait griffonné ses pensées. Lorsqu’il rentrait à son bureau, Edwards avait des bouts de papier partout sur lui pour lui rappeler ce qu’il devait écrire.
17. Le mélange des fiches de Vladimir Nabokov
Le célèbre auteur de Lolita refusait catégoriquement de rédiger les ébauches de son livre dans un cahier classique à structure linéaire. Il écrivait chaque paragraphe sur des fiches individuelles afin de pouvoir réorganiser facilement son récit d’un simple remaniement. Cette méthode singulière lui permettait d’écrire des scènes dans un ordre totalement aléatoire, dès que l’inspiration lui venait.
18. Les séances de peinture matinales de Francis Bacon
Ce peintre britannique, à la fois très célèbre et controversé, adorait passer ses nuits à boire avec ses amis jusqu’aux petites heures du matin. À l’aube, il se rendait directement à son atelier, car il préférait en réalité peindre tout en souffrant d’une gueule de bois carabinée. Il affirmait que cette souffrance physique lui permettait de se libérer de ses inhibitions.
19. L'obsession de Shigeru Miyamoto pour le mètre ruban
Vous êtes-vous déjà demandé comment Shigeru Miyamoto, concepteur de jeux chez Nintendo, parvenait à avoir un tel sens du détail ? Il devinait les dimensions d’objets choisis au hasard tout au long de la journée, puis les mesurait. Il avait pris l’habitude de toujours avoir un mètre ruban sur lui afin de pouvoir tester en permanence ses capacités d’observation.
20. La règle des dix heures de sommeil d'Albert Einstein
Alors que certains ne jurent que par la restriction du sommeil, Albert Einstein faisait exactement le contraire. Il dormait dix heures par nuit et faisait des siestes supplémentaires pendant la journée pour nourrir ses rêves. Einstein respectait scrupuleusement son rythme de sommeil, car il était convaincu que ses théories avaient besoin de temps pour mûrir.