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Le pouvoir de grâce, un outil sans filtre

La Constitution américaine confère au président un pouvoir de grâce quasi illimité pour les crimes fédéraux. Ce pouvoir, pensé à l’origine comme un correctif contre les injustices judiciaires, sert de plus en plus à effacer des condamnations obtenues dans les règles, pour des motifs qui n’ont rien à voir avec l’erreur judiciaire.

Dans le cas présent, les personnes graciées avaient été condamnées pour avoir installé ou vendu des « defeat devices », des dispositifs truqueurs qui désactivent les systèmes de contrôle des émissions polluantes sur les moteurs diesel. Ces installations, illégales depuis des décennies, permettent aux véhicules de rejeter des niveaux d’oxydes d’azote et de particules fines largement supérieurs aux normes fédérales.

Le précédent Troy Lake

Selon Politico, cette vague de grâces s’inscrit dans la continuité du cas de Troy Lake, gracié en novembre 2025 après avoir désactivé les systèmes antipollution de plus de 300 camions via son entreprise Elite Diesel Service. Cette première grâce, confirmée par la liste officielle des clémences présidentielles, a ouvert la voie à une file d’attente de mécaniciens diesel espérant le même traitement.

Il y a quelque chose de vertigineux dans cette mécanique : une grâce en entraîne une autre, puis dix, puis onze, jusqu’à ce que la loi elle-même semble optionnelle pour quiconque a l’oreille du bureau ovale.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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