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Le traité de Rarotonga, signé et pourtant contourné

Le tir chinois a eu lieu à l’intérieur de la zone dénucléarisée du Pacifique Sud, encadrée par le traité de Rarotonga de 1986, que la Chine a pourtant ratifié en 1987. Ce texte interdit formellement les essais d’armes nucléaires dans la région et engage les signataires à ne jamais menacer d’utiliser de telles armes contre les pays qui y ont un territoire. La Nouvelle-Zélande a rappelé cette obligation avec une insistance particulière.

Le ministre néo-zélandais des Affaires étrangères Winston Peters a qualifié l’épisode de « schéma récurrent », notant qu’il s’agissait du deuxième tir de ce type en quelques années seulement. Il a précisé que Wellington n’avait été informée que quelques heures avant le lancement, un délai jugé indécent pour un acte d’une telle portée stratégique dans une zone officiellement protégée.

Le précédent de 2024, encore dans toutes les mémoires

Ce test n’est pas isolé. Selon NPR, la Chine avait déjà procédé, deux ans plus tôt, à un tir de missile balistique intercontinental dans le Pacifique, le premier du genre depuis 1980. Des experts avaient alors interprété ce geste comme une affirmation du statut de superpuissance montante de Pékin, dans un exercice calqué sur ceux que mènent régulièrement les États-Unis pour leur propre arsenal balistique.

Deux essais en deux ans dans une zone censée rester exempte d’armes nucléaires, ce n’est plus une coïncidence statistique, c’est une doctrine. La Chine veut que le monde s’habitue, petit à petit, à la voir agir comme une puissance nucléaire du Pacifique à part entière.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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