Skip to content

De Tver à Stavropol — la carte des frappes industrielles

La campagne s’est accélérée dès le début de 2026. Le 7 février, l’usine expérimentale de Redkinsky dans la région de Tver est touchée. Le 17 février, l’usine Metafrax Chemicals dans la région de Perm — fournisseur direct de précurseurs pour les explosifs militaires — est temporairement mise hors service. Le 25 février, l’usine Dorogobuzh à Smolensk subit le même sort. La liste s’allonge méthodiquement, mois après mois.

En mars 2026, l’installation Apatit de PhosAgro à Vologda est frappée. En avril, les usines KuibyshevAzot à Samara et Minudobreniya à Voronezh sont atteintes. En mai, l’usine Azot du Kraï de Stavropol subit deux frappes distinctes. La plus récente concerne l’usine Azot à Novomoskovsk dans la région de Tula, touchée lors d’un raid de plusieurs heures ayant provoqué des pannes d’électricité et une odeur d’ammoniaque.

La réaction de Moscou — un aveu involontaire

La meilleure preuve que cette campagne fonctionne ? La réponse du gouvernement russe lui-même. Le ministère russe de l’Agriculture a imposé une suspension temporaire des licences d’exportation de nitrate d’ammonium du 21 mars au 21 avril 2026. Cette décision ne s’explique que par une chose : les stocks russes diminuent, les capacités de production sont compromises, et Moscou a décidé de stopper les exportations pour prioriser les besoins domestiques militaires.

La production d’ammoniaque — précurseur en amont — a elle-même baissé de 7,5 % sur les cinq premiers mois de 2026, à 7,6 millions de tonnes. Les projections industrielles russes prévoient une baisse annuelle totale de 5 % du nitrate d’ammonium en 2026. Ces chiffres sont issus des propres sources industrielles russes, publiés par des médias indépendants. Ils ne mentent pas pour le compte de l’Ukraine.


Quand Moscou suspend les exportations de nitrate d’ammonium, ce n’est pas de la prudence économique — c’est un aveu de faiblesse. Le Kremlin protège ses stocks parce qu’il en a besoin pour continuer à bombarder l’Ukraine. Et l’Ukraine, elle, a décidé de remonter à la source du problème. Cette symétrie stratégique est brutale et belle à la fois.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

facebook icon twitter icon linkedin icon
Copié!

Commentaires

0 0 votes
Évaluation de l'article
Subscribe
Notify of
guest
0 Commentaires
Nouveaux
Anciens Les plus votés
Plus de contenu