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Une défense antidrone qui reste remarquable

Ce qui rend ce zéro encore plus insupportable, c’est le contraste. Cette même nuit, l’Ukraine a intercepté trente et un des trente-trois missiles de croisière Kh-101, soit quatre-vingt-quatorze pour cent, la totalité des six missiles Kalibr, et trois cent vingt-six des trois cent cinquante et un drones, soit près de quatre-vingt-treize pour cent. Le savoir-faire est intact. Ce qui manque, ce sont les munitions.

Ce contraste technique confirme une réalité simple mais glaçante : l’Ukraine sait encore parfaitement défendre son ciel. Elle n’en a simplement plus les moyens matériels pour la catégorie de menace la plus meurtrière, celle des missiles balistiques, qui exigent des intercepteurs Patriot spécifiques dont le monde entier manque cruellement.

Une compétence gâchée par une pénurie évitable

Selon Yuriy Ihnat, porte-parole des forces aériennes ukrainiennes, cette pénurie ne relève pas d’un problème spécifiquement ukrainien mais reflète une contrainte mondiale d’approvisionnement en intercepteurs Patriot. Ce constat aggrave, plutôt qu’il n’atténue, la responsabilité collective occidentale dans cette faillite.

Je refuse l’excuse de la « contrainte mondiale ». Si le monde occidental manque d’intercepteurs Patriot après quatre ans de guerre annoncée, documentée et filmée, c’est un choix de priorités industrielles, pas une fatalité climatique.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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