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Une insertion professionnelle qui ralentit

Le rapport du Trésor pointe un phénomène particulièrement préoccupant: l’insertion professionnelle des jeunes semble ralentir depuis l’essor de l’IA générative. Ce constat rejoint les observations de l’INSEE, qui a documenté un recul de l’emploi chez les 22-25 ans dans les métiers les plus exposés à l’automatisation, de l’ordre de 16 %, selon une note publiée en mars 2026.

Concrètement, cela signifie que les jeunes diplômés qui cherchent leur premier emploi dans l’informatique ou la programmation se heurtent à un marché du travail qui embauche moins qu’avant, non pas parce que l’activité économique ralentit, mais parce que les tâches d’entrée de gamme sont de plus en plus automatisées.

Le secteur informatique, laboratoire grandeur nature

Entre le quatrième trimestre 2023 et le quatrième trimestre 2025, l’emploi dans le secteur de l’information et de la communication a reculé de 3,0 % en France, selon les données de l’INSEE. Ce recul survient alors même que la valeur ajoutée du secteur continue, elle, de progresser, un paradoxe qui illustre bien la mécanique à l’œuvre: on produit plus avec moins de bras.

Ce schéma n’est pas propre à la France: les États-Unis connaissent une dynamique comparable, où l’investissement numérique tire la croissance sans faire progresser l’emploi au même rythme, selon la même note de l’INSEE.


Voir une génération entière buter sur son premier emploi à cause d’une technologie qu’elle n’a pas choisie, ça me semble être le genre d’injustice silencieuse dont on parlera encore dans dix ans, avec le recul et les regrets qui accompagnent toujours les transitions mal anticipées.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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