Dans les années 1920, les mariages s’accompagnaient d’une longue liste de règles sociales, en particulier pour les mariées issues de familles américaines des classes moyennes et supérieures. On attendait d’une mariée qu’elle respecte les coutumes en vigueur dès l’instant où ses fiançailles étaient rendues publiques. Les attentes de base pouvaient se révéler étonnamment précises, allant jusqu’à la manière dont l’invitation devait être emballée et au sort réservé au gant de la mariée pendant la cérémonie. Ces 20 coutumes montrent à quel point l’organisation et le savoir-vivre pouvaient peser sur une mariée il y a environ un siècle.
1. Annonce des fiançailles
En règle générale, une future mariée n’était pas censée annoncer elle-même officiellement ses fiançailles. C’étaient ses parents qui diffusaient la nouvelle en envoyant des cartes, en contactant un journal ou en organisant une réception au cours de laquelle les amis pouvaient apprendre la nouvelle. Bien que ce fût la future mariée qui allait se marier, c’était généralement sa famille qui décidait du moment où la nouvelle serait rendue publique et de la manière dont elle serait présentée.
2. Les proches en premier
Les tantes, les oncles, les cousins et les amis proches pouvaient être mis au courant des fiançailles quelques jours avant l’annonce officielle. Le couple pouvait écrire des lettres à ses proches vivant loin et leur demander de garder la nouvelle pour eux jusqu’à la date choisie. Cela leur laissait un peu de temps pour partager personnellement cette heureuse nouvelle avant que tout le monde ne commence à en parler.
3. La famille du marié
Une fois les fiançailles rendues publiques, les membres de la famille du futur marié étaient censés accueillir la future mariée en lui rendant visite, en l’invitant à partager un repas ou en organisant une réception en son honneur. La future mariée devait alors répondre rapidement à leurs invitations, puisqu’elle commençait à faire partie de leur cercle familial. Tarder à répondre risquait de la faire passer pour négligente ou désintéressée.
4. Le deuil
Le décès récent d’un proche pourrait retarder l’annonce officielle des fiançailles. Si le mariage avait tout de même lieu peu après ce décès, il était censé rester privé, discret et réservé aux proches.
5. L'Église et le célébrant
La famille ne pouvait pas fixer définitivement la date du mariage tant que l’église et le prêtre n’étaient pas disponibles. C’était souvent la mère de la mariée qui s’occupait des premiers préparatifs, même si c’étaient les futurs mariés qui choisissaient le lieu de la cérémonie et la personne qui la célébrerait. Tant que ces détails n’étaient pas réglés, la famille ne pouvait pas commander les invitations, organiser les déplacements ni aller de l’avant avec le reste des préparatifs en toute confiance.
6. La liste des invités
Un grand mariage réunissait des personnes issues des cercles sociaux des deux familles, et pas seulement les amis les plus proches des mariés. La mariée s’est concertée avec ses parents et la famille du marié pour décider qui recevrait une invitation.
7. Valider les invitations
Les invitations de mariage officielles étaient imprimées sur du papier blanc ou crème de bonne qualité et envoyées au nom des parents de la mariée. Les mariages plus intimes offraient davantage de souplesse, permettant notamment d’envoyer des invitations rédigées à la main. Le papier, la calligraphie, le libellé et la date d’envoi permettaient tous de donner aux invités une idée du caractère officiel du mariage.
8. Deux enveloppes
L’invitation officielle au mariage était glissée dans une enveloppe intérieure non scellée qui la protégeait et sur laquelle figurait le nom de l’invité. Cette enveloppe était ensuite placée dans une autre, légèrement plus grande, qui était adressée, affranchie, scellée et postée.
9. Dépenses
La plupart des frais liés au mariage étaient à la charge des parents de la mariée, notamment la cérémonie, les faire-part et la réception. Le marié prenait en charge certains postes, tels que le bouquet de la mariée, les honoraires du célébrant et les cadeaux destinés à ses garçons d’honneur. Les parents de la mariée assumant la majeure partie des frais, c’est naturellement leur budget qui déterminait le nombre d’invités, le lieu, le repas, les décorations et l’ampleur globale de la fête.
10. Trousseaux
La mariée préparait une garde-robe et du linge de maison pour sa nouvelle vie de femme mariée. En fonction de son budget et de ses projets, son trousseau pouvait comprendre des robes, des sous-vêtements, des chapeaux, des chaussures, un tailleur, des tenues de soirée et une tenue de voyage. Les vêtements prêts-à-porter étaient de plus en plus acceptés, à mesure que les choix pratiques se généralisaient.
11. Se procurer sa propre tenue de mariage
Le marié n’était pas censé acheter la robe de mariée, le trousseau ni les vêtements pour la lune de miel de la mariée. Ces articles provenaient de la mariée elle-même ou de sa famille, même si celle-ci pouvait accepter un objet de famille offert par la mère du marié. Cette règle permettait de distinguer les cadeaux de mariage de la garde-robe personnelle de la mariée.
12. La demoiselle d'honneur
C’est généralement une sœur ou une amie très proche qui jouait le rôle de demoiselle d’honneur. Les demoiselles d’honneur faisaient partie du cercle d’amis les plus proches de la mariée, même si la sœur du marié pouvait également en faire partie. La mariée devait réfléchir aux femmes dont elle se sentait le plus proche, tout en veillant à ne pas offenser ses proches ni créer de tensions entre les deux familles.
13. Demander à ses demoiselles d'honneur
La mariée rendait personnellement visite à ses amies habitant à proximité pour leur demander d’être ses demoiselles d’honneur. Une lettre suffisait si la personne habitait loin, et la demande était formulée bien avant le mariage. Être demoiselle d’honneur pouvait entraîner des dépenses importantes ; par conséquent, refuser l’invitation ne signifiait pas forcément que l’amitié était compromise.
14. Coordonner les robes des demoiselles d'honneur
Les robes des demoiselles d’honneur ne devaient pas nécessairement être identiques, mais leurs couleurs et leurs styles généraux devaient s’harmoniser. Pour un mariage plus formel, la mariée pouvait suggérer le type de robe qu’elle souhaitait et faire confiance à ses demoiselles d’honneur pour qu’elles suivent ses indications. Elle pouvait également assister à leurs derniers essayages afin de s’assurer que l’ensemble formait un ensemble harmonieux.
15. Offrir des cadeaux
Avant la cérémonie, la mariée a offert de petits souvenirs à sa demoiselle d’honneur et à ses demoiselles d’honneur. Les cadeaux à porter, notamment des bijoux et des accessoires décoratifs, étaient particulièrement courants. Ces présents visaient à remercier les demoiselles d’honneur pour le temps, l’argent et les efforts qu’elles avaient consacrés à l’organisation du mariage.
16. Diriger la répétition
Lors d’un grand mariage à l’église, la mariée a supervisé la répétition et s’est assurée que le cortège se déroulait comme prévu. Elle aurait pu demander à une autre femme de la remplacer, car on considérait que répéter son propre rôle portait malheur.
17. Règles vestimentaires
Une mariée qui se mariait à l’église dans le cadre d’une cérémonie solennelle pouvait porter une robe blanche avec une traîne, un voile, des gants, des souliers blancs et des fleurs aux teintes pâles. Celles qui se mariaient lors d’une cérémonie civile, dans le cadre d’un petit mariage ou pour la deuxième fois portaient souvent un tailleur, une robe de mi-journée ou une tenue de voyage à la place.
18. Entrer dans l'église
La mariée était la dernière personne à faire son entrée lors du cortège nuptial. Son père, un autre membre de la famille ou un tuteur l’accompagnait généralement et la remettait officiellement à son futur époux devant l’autel. Les demoiselles d’honneur et la demoiselle d’honneur principale marchaient devant elle, faisant de l’entrée de la mariée le moment final et le plus attendu du cortège.
19. Préparer sa main
Avant la cérémonie, la mariée pouvait passer sa bague de fiançailles à sa main droite afin que l’alliance puisse être glissée à sa main gauche. Si elle portait des gants, elle devait dégager son annulaire en retirant le gant ou en ouvrant la couture. La demoiselle d’honneur pouvait tenir le gant et le bouquet de la mariée pendant l’échange des alliances afin que tout reste soigné et en ordre.
20. Accueillir les invités et rédiger des cartes de remerciement
Lors de la réception, la mariée se tenait aux côtés de son mari, accueillait les invités, recevait leurs vœux de bonheur et coupait le premier morceau du gâteau de mariage. Elle était également tenue de remercier chaque donateur par une lettre personnelle mentionnant le cadeau reçu. Un simple remerciement oral ou un coup de fil n’était pas considéré comme suffisant.