Un nom mythique, une ligne brisée
Il porte le nom d’un sénateur assassiné, le neveu d’un président assassiné. Pendant des décennies, Robert Francis Kennedy Jr., 71 ans, avocat environnementaliste, a été l’héritier discret d’une dynastie démocrate. Puis il s’est radicalisé. En 2016, il fonde Children’s Health Defense, principale organisation antivaccins des États-Unis. Il y déclare publiquement que les vaccins causent l’autisme — affirmation scientifiquement démolie par 27 études contrôlées sur plus de 1,2 million d’enfants.
Trump l’a nommé secrétaire à la Santé. Le Sénat l’a confirmé par 52 voix contre 48, le 13 février 2025. Mitch McConnell, lui-même survivant d’une polio infantile, a été le seul républicain à voter contre. Son explication, glaciale : « J’ai porté des appareils orthopédiques pendant deux ans. Je sais ce que les vaccins ont changé. »
McConnell est tout sauf un sentimental. C’est un opérateur politique froid qui a passé sa vie à compter les voix. S’il vote contre son propre camp, ce n’est pas par émotion. C’est qu’il a vu quelque chose que les autres refusent de voir : un pays qui s’apprête à oublier pourquoi ses enfants ne meurent plus en masse.
La méthode Kennedy : démonter de l’intérieur
En neuf mois, Kennedy a remplacé 12 des 17 membres du Advisory Committee on Immunization Practices, l’organe qui recommande les vaccins aux médecins américains. Il a ouvert une enquête sur le lien thimérosal-autisme — sujet réfuté depuis 2004. Il a fait retirer la mention du vaccin Covid dans le calendrier vaccinal pédiatrique systématique. Il a évoqué publiquement, le 8 août 2025, l’idée que les épidémies de rougeole « nettoient » naturellement les populations.
Pendant ce temps, le Texas traverse sa pire épidémie de rougeole depuis 1992 : 728 cas confirmés au 1er octobre 2025, 94 hospitalisations, deux morts d’enfants non vaccinés. Et pourtant Kennedy n’a pas tenu une seule conférence de presse pour appeler à la vaccination. Il a recommandé la vitamine A.
Stéphane Bancel, le Français qui a misé son entreprise sur la science
De Marseille à Cambridge, en passant par 14 milliards de dollars
Stéphane Bancel, 53 ans, ingénieur centralien, ancien directeur de bioMérieux, dirige Moderna depuis 2011. Il a été l’un des grands gagnants de la pandémie : sa fortune personnelle est passée de 75 millions à 5,1 milliards de dollars en novembre 2021. Aujourd’hui, elle a fondu à 1,3 milliard. Mais ce n’est pas l’argent qui le ronge — c’est la trajectoire.
Il avait une vision : faire de l’ARN messager la plateforme universelle de la médecine du XXIe siècle. Cancer, grippe, VIH, maladies rares. Plus de 40 candidats vaccins en pipeline. Le 17 octobre 2025, il a annoncé un plan de réduction des coûts de 1,5 milliard de dollars d’ici 2027. Traduction : entre 1100 et 1300 emplois supprimés sur les 5800 que compte l’entreprise.
Je connais peu de patrons qui assument publiquement leurs erreurs. Bancel l’a fait au mois d’août, dans une interview au Wall Street Journal. Il a reconnu avoir surestimé la demande post-pandémique. Il a parlé d’arrogance. C’était suffisamment rare pour être noté. Et suffisamment tard pour ne plus rien changer.
Le pari ARN messager qui ne devait pas mourir si jeune
L’ARN messager n’est pas une technologie de pandémie. C’est une révolution médicale comparable à celle des antibiotiques en 1945. Le 17 mars 2025, Moderna a publié les résultats d’essai phase 3 de son vaccin contre le mélanome avancé combiné au pembrolizumab : réduction de 49% du risque de récidive ou de décès à trois ans. Le titre n’a pas bougé. Le marché ne lit plus que la colonne politique.
Pendant ce temps, la Chine a déposé 3470 brevets ARN messager en 2024, contre 890 pour les États-Unis. Et pourtant la guerre culturelle américaine continue de mépriser ce que la concurrence géopolitique convoite. Quand un pays punit ses scientifiques, un autre les recrute. Cambridge perd. Shanghai gagne.
Ugur Sahin et Özlem Türeci, le couple qui a sauvé l'Europe et qu'on oublie
Mainz, Allemagne, dimanche 8 novembre 2020, 22h47
C’est l’heure exacte à laquelle Ugur Sahin et Özlem Türeci, mariés depuis 2002, ont reçu les résultats préliminaires de leur essai phase 3. Efficacité du vaccin Pfizer-BioNTech : 95%. Ils ne sont pas allés boire du champagne. Ils sont allés dormir, parce que le lendemain, il fallait préparer la production de deux milliards de doses.
Sahin est né en Turquie, fils d’un ouvrier de l’usine Ford de Cologne. Türeci est née en Allemagne, fille d’un médecin turc. Ensemble, ils ont fondé BioNTech à Mainz en 2008, dans un ancien bâtiment industriel, avec quatorze employés. Aujourd’hui, BioNTech compte 6800 salariés. Sa capitalisation est passée de 105 milliards de dollars en août 2021 à 22,4 milliards en novembre 2025. Une perte de 78%.
Quand on regarde le couple Sahin-Türeci, on regarde l’Europe qui marche. Deux enfants d’immigrés turcs qui sauvent l’Occident. Il y a là une histoire qu’aucun roman n’aurait osé écrire. Et qu’aucun discours politique n’ose plus raconter — parce qu’elle dérange tout le monde, à droite comme à gauche.
BioNTech avait préparé l’après-Covid. L’après-Covid n’a pas eu lieu
Sahin avait construit BioNTech pour le cancer, pas pour le Covid. La pandémie a été un détour glorieux. En 2025, l’entreprise a 11 candidats en phase 3 ou phase 2 avancée, dont son vaccin thérapeutique contre le mélanome (BNT122) en partenariat avec Genentech, et son immunothérapie contre le cancer du pancréas. Le pancréas tue 88% des patients dans les cinq ans. Une réussite, même partielle, transformerait l’oncologie.
Mais BioNTech vend du rêve à un marché qui ne veut plus rêver. Le 11 août 2025, l’entreprise a annoncé une perte trimestrielle de 386 millions d’euros. Et pourtant elle dispose de 17,3 milliards d’euros de trésorerie — assez pour financer son pipeline jusqu’en 2031. La biotech n’est pas mourante. Elle est punie.
L'effet domino que Wall Street voit et que personne ne nomme
L’indice biotech a perdu un tiers de sa valeur
Le SPDR S&P Biotech ETF (XBI) a chuté de 34% entre janvier et octobre 2025. Pas seulement Moderna et BioNTech : Novavax (-71%), Vir Biotechnology (-58%), CureVac (-49%). Le secteur entier paie la facture politique. Les introductions en bourse biotech ont chuté de 73% en glissement annuel selon Renaissance Capital. Les investisseurs en capital-risque ont retiré 8,4 milliards de dollars du secteur depuis février.
Quand le capital fuit, les laboratoires ferment. Quand les laboratoires ferment, les chercheurs partent. L’université de Pennsylvanie a perdu 23 chercheurs ARN messager en six mois — la plupart vers la Suisse, le Royaume-Uni, et Singapour. Drew Weissman, prix Nobel de médecine 2023, codécouvreur de la modification ARN qui a rendu les vaccins possibles, a publié une tribune le 4 septembre 2025 : « Nous sommes en train de désarmer notre propre médecine. »
Weissman n’est pas un activiste. C’est un scientifique méthodique, calme, du genre qui pèse chaque mot avant de l’écrire. Quand il dit « désarmer », il pèse ce verbe. Il sait que le pays qui produit la prochaine génération de vaccins et de thérapies ARN aura un avantage sanitaire et économique de cinquante ans. Et il regarde son pays sortir de la course.
Pendant ce temps, à Bâle, à Cambridge anglaise, à Shenzhen
Roche a augmenté son budget recherche ARN messager de 1,2 milliard de francs suisses pour 2026. AstraZeneca a recruté 340 chercheurs en oncologie ARN cette année. La Chine a annoncé un plan d’investissement public de 14 milliards de yuans dans les biotechnologies à ARN sur cinq ans. Et pourtant Washington continue de croire qu’on peut humilier la science sans conséquence économique. Le réveil sera brutal — il prendra une décennie, mais il prendra.
L’Europe, elle, hésite. Elle a les talents, les laboratoires, les financements publics, mais elle n’a pas le capital-risque américain. Sahin et Bancel sont des exceptions, pas un système. Si l’Amérique se retire, l’Europe doit prendre le relais. Sinon le futur de la médecine se jouera à Pékin.
Les enfants américains que personne ne veut nommer
Le 26 février 2025, à Lubbock, Texas, une fillette de six ans
Elle s’appelait Kayley Fehr. Mennonite, scolarisée à domicile, non vaccinée. Elle a été admise au Covenant Children’s Hospital avec une forte fièvre. Quatre jours plus tard, elle est morte de complications de rougeole. Première mort par rougeole aux États-Unis depuis 2015. Sa mère a déclaré au New York Times qu’elle « ne regrettait pas de ne pas l’avoir vaccinée. » Le ROR coûte 21 dollars la dose. Kayley pesait 22 kilos.
Le 6 avril 2025, à Seminole, Texas, une seconde fillette est morte. Huit ans. Non vaccinée. Daisy Hildebrand. Le département de santé du Texas a confirmé : « rougeole non compliquée par d’autres pathologies. » Traduction médicale : elle est morte d’une maladie évitable depuis 1963. Et pourtant aucun communiqué officiel du HHS n’a appelé les parents à vacciner leurs enfants après ces décès. Le silence officiel devient la politique officielle.
Je voudrais écrire ces lignes sans colère et je n’y arrive pas. Quand un État laisse mourir des enfants de maladies pour lesquelles existe un vaccin à 21 dollars, ce n’est plus de la politique. C’est un choix moral. Et ce choix a un nom, un titre, une signature : Robert F. Kennedy Jr., secrétaire à la Santé, confirmé par 52 sénateurs.
Ce que les chiffres CDC montrent et que personne ne lit
Au 24 octobre 2025, les Centers for Disease Control comptabilisent 1564 cas de rougeole sur le territoire américain. Plus que pendant les six dernières années combinées. La couverture vaccinale ROR chez les enfants de moins de deux ans est tombée à 89,3% — le seuil d’immunité collective est de 95%. Quatorze États sont sous ce seuil critique.
La coqueluche progresse de +412% en glissement annuel. La méningite à méningocoque, +37%. Le tétanos, première fois depuis 1948, voit sa couverture nourrissons reculer. Et pourtant Kennedy continue de parler de « liberté médicale » comme si la rougeole respectait les frontières individuelles. Un enfant non vacciné est un risque pour tous les nourrissons trop jeunes pour être vaccinés. La liberté de l’un fabrique la maladie de l’autre.
L'erreur stratégique américaine que la Chine et l'Europe vont récolter
Trois mois pour comprendre que l’avantage Covid est mort
Entre 2020 et 2024, les États-Unis ont investi 43 milliards de dollars de fonds fédéraux dans la R&D ARN messager via Operation Warp Speed et BARDA. Ils en sont sortis numéro un mondial sur cette technologie. Quatre ans plus tard, l’administration Trump-Kennedy défait méthodiquement cet acquis. Le 17 juillet 2025, le HHS a annoncé l’arrêt de 22 contrats BARDA en lien avec l’ARN messager pour un total de 1,8 milliard de dollars.
Au même moment, la Commission européenne lançait son programme EU FAB doté de 1,1 milliard d’euros pour sécuriser les capacités de production de vaccins ARN sur le sol européen. La Chine, elle, a inauguré le Shenzhen Bay Laboratory en septembre 2025 — 4500 chercheurs, focus exclusif ARN et thérapies cellulaires. L’Amérique se retire au moment précis où ses concurrents accélèrent. Cette synchronisation n’est pas un accident. C’est une bascule géopolitique.
Les empires ne s’effondrent jamais d’un coup. Ils se vident lentement, secteur par secteur, talent par talent, brevet par brevet. Quand un Drew Weissman écrit qu’il pense à émigrer, ce n’est pas un fait divers académique. C’est un signal civilisationnel. La science suit le respect. L’Amérique vient de retirer le respect.
Stéphane Bancel a déjà commencé à parler suisse et japonais
Le 8 octobre 2025, Moderna a annoncé un partenariat de recherche élargi avec Daiichi Sankyo au Japon — 940 millions de dollars sur cinq ans. Le 14 octobre, ouverture d’un nouveau site de production à Bâle, Suisse, 280 millions de francs suisses. BioNTech, de son côté, a élargi son partenariat avec Fosun Pharmaceutical en Chine, et conclu un accord à Singapour pour un centre de production régional Asie-Pacifique.
Ce ne sont pas des décisions techniques. Ce sont des votes avec les pieds. Quand les biotechs américaines délocalisent leurs centres de recherche stratégiques, c’est qu’elles ont calculé que le risque politique américain dépasse maintenant l’avantage du marché américain. Et pourtant Wall Street continue de coter Moderna comme si c’était une biotech américaine. Elle ne l’est plus tout à fait. Elle est devenue une entreprise transatlantique en exil partiel.
Le silence des médecins américains que Washington ne veut pas entendre
L’American Academy of Pediatrics a tenu sa propre conférence
Le 24 septembre 2025, fait sans précédent depuis sa fondation en 1930, l’American Academy of Pediatrics a publié un calendrier vaccinal indépendant des recommandations officielles du HHS. 67 000 pédiatres américains se sont alignés. Le président de l’Académie, le Dr Susan Kressly, a déclaré : « Nous ne pouvons plus présenter à nos patients des recommandations dont nous savons qu’elles ont été manipulées politiquement. »
L’American College of Obstetricians and Gynecologists a fait de même pour les vaccins de la femme enceinte. L’Infectious Diseases Society of America a publié ses propres lignes directrices. Trois sociétés savantes ont publiquement désavoué leur propre gouvernement sur des questions de santé publique. Et pourtant les chaînes câblées de prime-time n’ont pas ouvert leurs journaux sur cette information. La désertion silencieuse du corps médical est un fait majeur que la presse de divertissement n’a pas couvert.
67 000 pédiatres qui désavouent leur ministre. Dans n’importe quel autre pays démocratique, cette information aurait fait la une pendant trois jours. Aux États-Unis de 2025, elle a duré douze heures sur les fils Reuters, puis elle a disparu. Pas par censure. Par inattention. Et l’inattention, dans une démocratie qui s’effrite, c’est exactement ce dont a besoin le pouvoir pour continuer.
Les pharmaciens du Texas, en première ligne
À Gaines County, Texas, épicentre de l’épidémie de rougeole, le pharmacien Hector Ortiz, 47 ans, propriétaire de la Seminole Drug, est devenu un personnage local controversé. Il a installé une affiche dans sa vitrine : « Vaccin ROR disponible. 21 dollars. Sans rendez-vous. » Il a reçu trois menaces écrites en six semaines. Il a quand même augmenté son stock. Le 12 août 2025, il a vacciné 47 enfants en une seule journée — record sur ses 19 ans de pratique.
Hector ne donne pas d’interviews politiques. Il dit simplement : « J’ai vu un enfant avec la rougeole en 2003 au Mexique. Je ne veux pas en revoir un en 2025 au Texas. » Cette phrase devrait être affichée à l’entrée du HHS. Elle ne le sera pas. Mais elle existe, dans une vitrine de pharmacie, à 480 kilomètres du Capitole, et c’est déjà beaucoup.
Ce qui va se passer dans les six prochains mois
La pandémie suivante n’attendra pas la fin du mandat
La grippe aviaire H5N1 circule activement aux États-Unis depuis mars 2024. 892 troupeaux laitiers contaminés, 67 cas humains confirmés au 1er novembre 2025, dont un décès en Louisiane le 6 janvier. Le risque pandémique est jugé « modéré à élevé » par l’OMS. Moderna avait un vaccin H5N1 ARN messager prêt en phase 2. Le contrat BARDA de 766 millions a été annulé le 17 juin. Et pourtant le virus, lui, ne lit pas les communiqués du HHS. Il mute selon ses propres horaires.
Si une nouvelle pandémie arrive — ce qui n’est plus une question de « si » mais de « quand » — l’Amérique sera le premier pays riche à entrer dedans sans capacité ARN messager opérationnelle. La leçon Covid aura été désapprise en moins de cinq ans. Le pays qui a inventé la solution sera le pays qui n’aura plus la solution. C’est une définition fonctionnelle de la décadence.
Les pandémies ont une particularité que les politiques oublient toujours : elles ne négocient pas. Elles n’écoutent pas les arguments idéologiques. Elles ne respectent pas les frontières partisanes. Quand elles arrivent, elles arrivent. Et le pays qui s’est désarmé pour des raisons culturelles paie en vies humaines ce qu’il a refusé de payer en doses de vaccin.
Le scénario que les analystes de Goldman Sachs n’écrivent pas
Goldman Sachs a publié le 14 octobre 2025 une note pour ses clients institutionnels sur le secteur biotech. Note technique, factuelle, prudente. Mais cachée en page 23, une phrase : « Le risque réglementaire américain est désormais structurellement comparable au risque réglementaire chinois. » Cette phrase est sismique. Elle dit qu’aux yeux du capital-risque, investir dans une biotech basée à Boston comporte le même niveau d’imprévisibilité politique qu’à Shanghai.
L’investissement biotech aux États-Unis va continuer à reculer. Les chercheurs vont continuer à partir. Les biotechs vont continuer à délocaliser leurs centres stratégiques. Et les indicateurs de santé publique américains — couverture vaccinale, mortalité infantile, espérance de vie — vont continuer à reculer. L’Amérique va vieillir plus vite que prévu, et plus malade que prévu. Personne ne le dira en ces termes pendant le mandat. Tout le monde le constatera après.
Conclusion : le prix réel d'une idéologie qui méprise la science
Vingt millions de vies sauvées et oubliées en quatre ans
Stéphane Bancel et Ugur Sahin ne mendient pas la reconnaissance. Ils n’ont pas besoin d’être célébrés. Ce qu’ils demandaient, ce que toute la communauté scientifique demandait, c’était de pouvoir continuer à travailler. Ne pas être traités comme des coupables. Ne pas voir leurs technologies brûlées sur le bûcher d’une idéologie qui confond liberté et ignorance.
Ils ne l’ont pas obtenu. Pas dans l’Amérique de 2025. Et pourtant l’ARN messager continuera d’avancer — ailleurs. À Bâle. À Mainz. À Shanghai. À Singapour. À Cambridge anglaise. La science n’a pas besoin de l’autorisation de Washington pour exister. Elle a juste besoin que quelqu’un, quelque part, continue de la financer et de la respecter. Ce quelqu’un n’est plus l’Amérique.
Je termine ce texte le 4 novembre 2025, à 23h17, à Montréal. La fillette de Lubbock s’appelait Kayley. Celle de Seminole s’appelait Daisy. Elles avaient six et huit ans. Aucun communiqué officiel n’a porté leur nom. Aucun ministre n’a tenu de minute de silence. Le marché a coté Moderna en baisse de 0,8% le jour de la mort de Daisy. Voilà ce qu’il reste à dire. Voilà ce qu’on ne dit pas assez.</voilà>
Signé Maxime Marquette, chroniqueur
Sources
24 Heures — BioNTech et Moderna fragilisées par l’administration Trump
The Lancet Infectious Diseases — Global vaccine impact estimates
FDA — Press announcements 2025
CDC — Measles cases and outbreaks 2025
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