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Premier rang, questions par courriel, jamais un problème

Bin Tang, professeur d’informatique à Cal State Dominguez Hills, a reçu la question des journalistes de l’Associated Press le dimanche 27 avril au matin. Il a répondu par courriel. Chaque mot compte. « Il était un très bon étudiant, toujours assis au premier rang, attentif, et m’envoyait fréquemment des courriels avec des questions sur ses travaux. Discret, très poli, un garçon bien. Je suis extrêmement choqué par la nouvelle. » Ce n’est pas la formule de politesse d’un professeur prudent. C’est la sidération d’un homme qui reconnaît un fantôme dans une personne qu’il croyait connaître.

Allen avait aussi parlé à une caméra, quelques années auparavant. Une station ABC locale de Los Angeles l’avait interviewé lors de sa dernière année de Caltech. Il avait développé un prototype de frein d’urgence amélioré pour fauteuils roulants. Une technologie pour protéger les personnes vulnérables. La caméra l’avait filmé souriant, expliquant son projet avec précision. Un ingénieur qui voulait protéger. L’ironie écrase.

Il y a quelque chose de vertigineux dans ce portrait. Un homme qui conçoit des freins pour fauteuils roulants. Un homme qui, huit ans plus tard, se décrit comme un assassin fédéral sympathique. Entre ces deux moments, qu’est-ce qui s’est fracturé ? Personne ne semble l’avoir vu venir. Et c’est peut-être ça, la vraie question.

Six ans à enseigner, un « enseignant du mois » en 2024

Pendant six ans — de 2019 à 2025 — Cole Tomas Allen a travaillé pour C2 Education, une entreprise spécialisée dans la préparation aux examens d’admission universitaire et le conseil aux lycéens aspirant aux meilleures universités. En 2024, la page Facebook de l’entreprise le désigne comme « enseignant du mois ». Des familles lui ont confié leurs enfants. Des adolescents se sont assis en face de lui et ont appris à formuler des réponses d’examen, à viser Harvard, à croire que le travail paie. Il leur a enseigné cela. Il y croyait, lui aussi, sans doute. Jusqu’à un moment précis que personne n’a encore su nommer.

Sur Steam, la plateforme de jeux vidéo, Allen avait publié un jeu basé sur la chimie moléculaire. Il travaillait sur un nouveau projet : un jeu de combat spatial « top-down shooter » — un tireur d’en haut, en vue de dessus. Le genre où l’on vise. Où l’on élimine. Où l’on recommence. C’est la terminologie du genre vidéoludique, pas une métaphore. Et pourtant, samedi soir, la métaphore est devenue réelle.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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