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Le nucléaire : le cœur du problème

La question centrale de toute négociation avec l’Iran reste son programme nucléaire. À la date des pourparlers suisses, l’Iran avait enrichi de l’uranium à 60% — un niveau bien supérieur aux besoins civils et techniquement à mi-chemin des 90% nécessaires pour une arme. L’AIEA a régulièrement signalé des obstacles à ses activités d’inspection en Iran. La feuille de route doit tracer un chemin vers un retour à des niveaux d’enrichissement inférieurs (3,67% dans le JCPOA original) et des inspections véritablement robustes.

La question des centrifugeuses avancées — les modèles IR-6 et IR-8 dont l’Iran a considérablement augmenté le nombre depuis 2019 — est particulièrement épineuse. Ces machines permettent d’enrichir beaucoup plus vite que les centrifugeuses de première génération, réduisant dramatiquement le «délai d’alerte» — le temps nécessaire à l’Iran pour produire suffisamment de matière pour une arme si décision était prise. Réduire ce parc, voire le détruire, est une condition sine qua non d’un accord crédible.

Hormuz et la ligne de communication directe

Le détroit d’Hormuz est la dimension la plus immédiatement opérationnelle de l’accord. Selon les informations disponibles, la feuille de route prévoit l’établissement d’une ligne de communication directe entre forces navales américaines et iraniennes dans le détroit — un mécanisme de prévention des incidents similaire aux lignes d’urgence établies pendant la Guerre froide. Cette ligne vise à éviter que des incidents de navigation, des manœuvres agressives ou des malentendus ne dégénèrent en affrontement ouvert.

L’Iran a, à plusieurs reprises ces dernières années, harcelé des navires de la marine américaine ou saisi des tankers dans le détroit. Ces incidents révèlent autant l’audace tactique iranienne que la faiblesse des mécanismes de désescalade existants. Une ligne de communication dédiée ne résout pas le problème de fond — les Gardiens de la révolution qui contrôlent les forces navales dans le détroit ne sont pas toujours sous contrôle du gouvernement central — mais elle crée au moins un canal par lequel une désescalade rapide est possible.


La ligne de communication directe sur Hormuz, c’est bien. C’est même rassurant à court terme. Mais ça ne change pas le fait que les Gardiens de la révolution opèrent souvent de façon autonome, avec leur propre agenda. Si un commandant local de la IRGC décide de saisir un tanker pour envoyer un message politique interne, est-ce que la ligne de communication va vraiment suffire? L’histoire récente invite à la prudence sur ce point précis.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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