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Les « lignes rouges » qui n’ont jamais existé

Depuis le début de la guerre, l’Occident a dessiné des «lignes rouges» que la fourniture d’armes à l’Ukraine ne devait pas franchir. Chars occidentaux : ligne rouge. Avions de combat : ligne rouge. Missiles longue portée pour frapper le territoire russe : ligne rouge. Et à chaque fois, quand la ligne a été franchie — parfois par l’Ukraine elle-même, souvent après de longues tergiversations — rien ne s’est produit. Pas d’escalade nucléaire. Pas de troisième guerre mondiale. Pas même une réponse russe proportionnée.

Ce bilan devrait forcer une révision radicale de la doctrine des «lignes rouges». Ces lignes n’étaient pas des constats de réalité géopolitique — c’étaient des projections d’une peur occidentale que Poutine a su exploiter brillamment. Chaque fois que l’Occident se coupait spontanément en déclarant une ligne rouge, il offrait au Kremlin un levier de pression gratuit. L’Ukraine, en développant ses propres drones et en frappant là où elle juge nécessaire, a court-circuité ce mécanisme paralysant. Et elle a eu raison.

Les soutiens tiedes et leurs conséquences réelles

Le soutien «prudent» à l’Ukraine — les armes livrées en quantités insuffisantes, les autorisations d’utilisation restreintes, les hésitations à chaque franchissement de seuil — a eu des conséquences humaines réelles et documentées. Des contre-offensives ukrainiennes qui ont échoué faute de matériel suffisant. Des villes qui ont brûlé parce que les systèmes de défense aérienne sont arrivés trop tard. Des centaines de milliers de soldats ukrainiens et de civils tués ou blessés pendant que l’Occident débattait de ce qu’il était «raisonnable» de fournir.

Je ne minimise pas les contraintes politiques internes des gouvernements occidentaux. Je comprends que convaincre des parlements, des opinions publiques, des médias, exige du temps et des compromis. Mais je refuse l’idée que cette prudence institutionnelle était inévitable ou que ses coûts humains étaient acceptables. L’Ukraine a payé en sang ce que l’Occident a économisé en confort politique. C’est un échange profondément injuste.


Je vais nommer les noses qui fâchent : certains gouvernements occidentaux ont retardé des livraisons d’armes à l’Ukraine pour des raisons de politique interne — peur des réactions électorales, crainte des lobbies économiques liés au commerce avec la Russie, confort d’une diplomatie d’apaisement qui existe depuis des décennies. Ces raisons sont compréhensibles. Elles sont aussi, au regard de l’histoire, indefendables. Et je ne suis pas prêt à les excuser.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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