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Vladislav Golovin : le vétéran télévisé

Vladislav Golovin a 29 ans. En 2022, commandant de peloton d’infanterie de marine, il a participé à la bataille de Marioupol — la destruction systématique d’une ville ukrainienne de 400 000 habitants qui a duré des semaines et s’est terminée par la reddition de la garnison ukrainienne à l’usine Azovstal. Golovin a été blessé lors de ces combats et est devenu une figure de la propagande d’État, apparaissant régulièrement dans les médias russes pour valoriser l' »opération militaire spéciale ».

Sa candidature en tête de liste de Russie Unie est la réalisation concrète de la vision exprimée à plusieurs reprises par Poutine : faire des vétérans de guerre en Ukraine la nouvelle élite politique russe. C’est une stratégie qui a une double fonction — récompenser ceux qui ont servi (et donc inciter de futurs soldats à croire que le sacrifice sera reconnu), et renouveler l’image d’un parti vieillissant en y injectant la légitimité du « combattant au front ». Golovin est la preuve vivante que l’Ukraine est pour la Russie à la fois un champ de bataille et un laboratoire de fabrication politique.

Poddubny, Lavrov et les autres : les piliers du système

Yevgeny Poddubny est un correspondant de guerre de la télévision d’État — un homme dont la carrière consiste à raconter la guerre d’Ukraine depuis la perspective russe, en justifiant les sacrifices et en diabolisant l’adversaire. Sa blessure en 2024 à Koursk en a fait un martyr médiatique commode. Sa candidature dit ceci : les journalistes qui servent l’État sont récompensés. Les journalistes qui s’y opposent — comme les journalistes indépendants russes en exil ou en prison — sont persécutés.

Sergueï Lavrov est l’homme qui a représenté la Russie sur la scène internationale pendant des décennies — défendant avec un aplomb remarquable les positions les plus indefendables, niant les évidences, pratiquant le mensonge diplomatique comme art de gouvernement. Sa présence dans la liste de Russie Unie est une formalité — il est peu probable qu’il prenne son siège à la Douma, les grandes figures étant souvent en tête de liste pour attirer les votes sans nécessairement siéger. Mais sa présence certifie que les élections de septembre 2026 sont une validation du régime, pas une alternative à celui-ci.


Lavrov dans une liste électorale, c’est la même chose que Poutine dans un bureau de vote — une mise en scène. Lavrov ne va pas siéger à la Douma et débattre de politiques locales. Il est là pour donner du prestige à une liste, pour signifier que « les grands » soutiennent cette démarche. C’est du théâtre politique. Et comme tout théâtre, il est conçu pour produire une impression, pas une information.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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