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La guerre commerciale de 2025 comme répétition générale

En avril 2025, en réponse à la guerre commerciale lancée par l’administration Trump, la Chine avait imposé des restrictions d’exportation sur sept types de terres rares et d’aimants utilisés dans les secteurs de la défense, de l’énergie et de l’automobile. La réaction américaine ? Une capitulation partielle. Selon Foreign Policy, « l’absolue dépendance des États-Unis » à l’égard des terres rares brutes et transformées en provenance de Chine les a conduits à « reculer complètement au statu quo ante ». En juin 2025, lors de négociations à Londres, les deux parties ont conclu une trêve : la Chine approuverait les exportations de terres rares en échange de concessions commerciales américaines.

Cette trêve est fragile. Les données des douanes chinoises montrent que les exportations de plusieurs ressources critiques vers les États-Unis restent environ 50 % inférieures aux niveaux d’avant les contrôles d’exportation d’avril 2025. Pékin a réduit le robinet sans le couper complètement — une pression soutenue, calculée, qui maintient la dépendance américaine tout en évitant une rupture totale qui pourrait accélérer les efforts de diversification de Washington.

La loi NDAA 2026 : un objectif irréaliste ?

La loi NDAA 2026 dispose clairement : à partir de 2027, les systèmes de défense américains ne pourront plus contenir de terres rares d’origine chinoise. Sur le papier, c’est une décision ferme. Dans la réalité industrielle, c’est une quasi-impossibilité dans le délai imparti. Ouvrir une mine, construire une infrastructure de transformation chimique, former la main-d’œuvre qualifiée — c’est une affaire de dix à quinze ans, pas de douze mois.

Le Pentagone est devenu l’actionnaire principal de MP Materials, l’exploitant de la mine de Mountain Pass en Californie, avec l’ambition de créer une filière américaine « mine-to-magnet » capable de produire les aimants nécessaires aux F-35, drones et sous-marins. Mais même avec cet investissement massif, les États-Unis ne peuvent pas, dans le court terme, se passer de la Chine pour les terres rares lourdes. Comme l’a dit Tom Moerenhout de l’Université Columbia : « Reconstituer les stocks de munitions américaines nécessitera des terres rares lourdes — exactement là où la Chine détient un quasi-monopole. »


La NDAA 2026 fixe un délai que les industriels eux-mêmes jugent impossible. Est-ce une vraie politique ou une posture politique ? Je pense que c’est les deux — une déclaration d’intention sincère, mais irréaliste dans son calendrier. L’intention est bonne. L’exécution sera douloureuse.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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