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Imamoglu en prison, CHP décapité, médias muselés

La répression précédant le sommet ne surgit pas du néant. Elle s’inscrit dans une trajectoire plus longue. Le maire d’Istanbul et principal candidat de l’opposition à la présidence, Ekrem Imamoglu, a été arrêté et mis en examen — exclu de fait de la vie politique turque par décision judiciaire. La direction du principal parti d’opposition, le CHP (Parti républicain du peuple), a été évincée par ordonnance de tribunal. Des dizaines de journalistes font face à des poursuites abusives pour des reportages critiques ou des publications sur les réseaux sociaux. Au moment où ces lignes sont écrites, au moins 21 journalistes sont incarcérés en Turquie.

En juin 2026, les autorités turques ont ordonné le blocage des comptes X (anciennement Twitter) d’organisations LGBT et de droits des femmes — y compris des organisations qui fournissent des services aux victimes de violence domestique. Ces blocages sont survenus au moment où des groupes LGBT préparaient des rassemblements pour le mois de la Fierté. Des journalistes de médias indépendants reconnus — Cumhuriyet, Sozcu, T24 — se sont vu refuser les accréditations pour le sommet de l’OTAN, selon Reuters du 25 juin 2026. Des dizaines de reporters ont été exclus de la couverture d’un événement qui se tient dans leur propre capitale.

Terrorisme comme étiquette universelle

L’outil juridique de la répression turque est toujours le même : les lois antiterroristes. Larges, floues, extensibles à volonté, elles permettent d’arrêter un reboiseur de la fondation TEMA autant qu’un avocat défendant un militant ou une journaliste documentant des injustices. La désignation terroriste, en Turquie, est devenue un outil de gestion politique — un moyen de criminaliser la dissidence sans passer par la case « répression ». L’Amnesty International avait dénoncé cette dynamique bien avant le sommet : selon elle, il s’agit d’une « attaque injustifiable » contre la liberté de réunion et d’expression.

Un homme est mort lors des opérations du 22-23 juin — abattu par la police alors qu’il était suspecté de liens avec l’État islamique. Human Rights Watch a réclamé une enquête indépendante sur les circonstances de sa mort. Cette demande, comme les autres, restera probablement sans suite tant que les alliés de l’OTAN préfèrent la discrétion.


La désignation terroriste est devenue le solvant universel de la politique turque. Peu importe ce que vous faites — planter des arbres, défendre des prisonniers, photographier une arrestation — si ça dérange le pouvoir, vous êtes un terroriste. Et personne à Bruxelles ne dit mot.

Ce contenu a été créé avec l'aide de l'IA.

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