Les anciens manuels de conseils avaient une vision très précise de ce que les femmes mariées devaient faire toute la journée. Ils ne se limitaient pas à parler de cuisine ou d’entretien de la maison. Ils confiaient aux épouses la responsabilité du budget, des enfants, des invités, des proches malades, et même de l’ambiance au sein du foyer. Beaucoup de ces ouvrages étaient destinés aux familles de la classe moyenne anglaise et américaine, et certains partaient du principe qu’il y avait des domestiques à la maison ; leurs conseils ne reflétaient donc pas la réalité de toutes les femmes. Pourtant, les mêmes règles revenaient sans cesse, et ces 20 points montrent ce que les auteurs de l’époque considéraient comme les qualités d’une « bonne épouse ».
1. Savoir gérer son foyer
Ces livres plaçaient la femme au cœur de la vie quotidienne du foyer. On attendait d’elle qu’elle sache ce qu’il y avait à faire, qu’elle veille à ce que chacun respecte ses habitudes et qu’elle règle les problèmes avant qu’ils ne s’aggravent. Tenir un foyer n’était pas considéré comme une tâche insignifiante ni comme une activité à laquelle on se consacrait quand on avait le temps.
2. Se lever tôt
Se lever tôt était considéré comme l’un des signes les plus évidents d’un foyer bien tenu. Une levée tardive pouvait perturber les repas, les enfants et les tâches ménagères, tandis que se lever tôt était censé permettre à la journée de se dérouler dans les temps. La ponctualité avait également son importance, car on attendait de l’épouse qu’elle assure le bon fonctionnement de tout le foyer.
3. Surveiller le budget familial
L’argent occupait une place importante dans ce rôle. Une bonne épouse était censée comprendre les moyens de la famille, éviter de dépenser uniquement pour impressionner les autres et veiller à ce que les achats restent dans les limites du budget familial. Certains auteurs affirmaient également que les maris devaient tenir leurs épouses informées de la situation financière, car celles-ci ne pouvaient pas gérer les dépenses sans savoir ce qui se passait réellement.
4. Choisissez bien vos aliments
Faire les courses n’était pas censé être une simple formalité. On attendait d’une épouse qu’elle sache repérer les produits de bonne qualité, trouver des vendeurs dignes de confiance et éviter les offres qui semblaient bon marché mais qui s’avéraient être un gaspillage d’argent. Le garde-manger devait montrer qu’elle savait faire des choix judicieux.
5. Ne gaspillez pas ce que vous avez
On attendait de l’épouse idéale qu’elle tire le meilleur parti de la nourriture, des vêtements et des provisions déjà présents dans la maison. Les restes de viande pouvaient servir à faire de la soupe, les vêtements usés pouvaient être raccommodés et les aliments de saison pouvaient être conservés pour plus tard. Rien ne devait être jeté si cela pouvait encore servir.
6. Préparer de bons repas
La cuisine était source de beaucoup de pression. Les repas devaient être copieux, servis à l’heure et adaptés aux moyens de la famille, tandis qu’on reprochait à des plats mal préparés de rendre l’atmosphère familiale moins agréable. On attendait d’une épouse qu’elle assure le bon fonctionnement de la cuisine, même lorsqu’elle avait une multitude d’autres tâches à accomplir.
7. Gardez votre maison propre et fraîche
Des pièces propres, de l’air frais, des feux sans danger et des cuisines bien rangées faisaient toutes partie des tâches d’une épouse. Ces ouvrages établissaient un lien entre une maison propre, le confort et la bonne santé. Les tâches ménagères étaient considérées comme quelque chose qui concernait toute la famille.
8. Gardez vos vêtements et votre linge de maison bien rangés
Le linge et les vêtements exigeaient une attention constante. On attendait d’une épouse qu’elle lave, raccommode, range et prépare les vêtements de saison avant qu’une journée froide ou une manche déchirée ne vienne causer des problèmes. C’était un travail que l’on ne remarquait souvent que lorsqu’il n’avait pas été fait.
9. Gérer les domestiques, si la famille en avait
Certains ouvrages de conseils partaient du principe que le foyer disposait de domestiques, et l’épouse était censée les superviser. Elle devait leur attribuer des tâches, vérifier leur travail, gérer les comptes et leur fournir des références honnêtes lorsqu’ils partaient. Ces attentes montrent également à quel point l’appartenance sociale façonnait l’image du foyer « idéal ».
10. Surveillez attentivement les enfants
La prise en charge des enfants était considérée comme faisant partie intégrante du rôle d’une bonne épouse. On attendait des mères qu’elles veillent aux habitudes, aux bonnes manières, à la santé et à l’éducation précoce de leurs enfants, plutôt que de confier entièrement ces tâches à des professionnels rémunérés. Le comportement d’un enfant était souvent perçu comme un indicateur permettant de déterminer si la mère s’acquittait correctement de son rôle.
11. Prendre soin des membres de la famille malades
Lorsqu’un membre de la famille tombait malade, on attendait de l’épouse qu’elle prenne le relais et apporte son aide. Elle était censée veiller à la propreté de la chambre du malade, lui préparer des repas adaptés, lui apporter du réconfort et suivre les conseils médicaux disponibles à l’époque. Ce rôle faisait souvent d’elle la principale soignante de la famille, qu’elle se sente prête à l’assumer ou non.
12. Créer une ambiance agréable chez soi
Une maison n’était pas censée être uniquement un endroit où dormir. On encourageait les épouses à la rendre suffisamment accueillante pour que leurs maris et leurs enfants aient envie d’y passer du temps, avec de bons repas, des conversations chaleureuses et un cadre agréable. Veiller à ce que la maison reste accueillante était considéré comme faisant partie de ses responsabilités.
13. Gardez votre calme quand les choses tournent mal
On attendait d’une épouse qu’elle parle d’une voix douce et qu’elle gère les petits problèmes sans les laisser gâcher toute la journée. Les livres lui attribuaient la responsabilité de maintenir la paix, même lorsque d’autres membres du foyer se montraient difficiles.
14. Ne parlez pas à tout le monde de vos griefs à l'égard de votre mari
Plusieurs guides conseillaient aux épouses de ne pas parler des défauts de leur mari à leurs amies ou à leurs voisines. Le silence était présenté comme une preuve de loyauté et de bon sens. Bien sûr, ce conseil présente un sérieux inconvénient, car il empêche également de nombreuses femmes de parler des violences qu’elles ont subies.
15. Acceptez l'autorité de votre mari
Certains auteurs se sont montrés très directs à propos de cette règle. Ils affirmaient qu’une épouse devait se soumettre à son mari et faire davantage de concessions que lui. Le mariage était présenté comme une relation inégale, dans laquelle le mari avait le pouvoir et où l’épouse était censée le soutenir.
16. Se contenter de ce que la famille pouvait se permettre
Le contentement était considéré comme une qualité importante. On encourageait les épouses à éviter les habitudes coûteuses, l’ascension sociale et les dépenses destinées uniquement à donner l’impression d’être aisé aux yeux des autres. L’objectif était de maintenir un foyer respectable sans chercher à vivre au-dessus des moyens de la famille.
17. Habillez-vous avec soin, sans en faire trop
L’apparence d’une épouse avait son importance, même si elle n’était pas censée se montrer trop voyante. Le style privilégié était soigné, simple et adapté au moment de la journée et aux tâches qu’elle devait accomplir. Ses vêtements étaient considérés comme un reflet supplémentaire de la façon dont elle gérait son foyer.
18. Soyez une bonne hôtesse
Accueillir des invités s’accompagnait d’une toute autre série de règles. On attendait d’une épouse qu’elle invite des personnes capables de bien s’entendre, qu’elle soit prête à leur arrivée et qu’elle mette tout le monde à l’aise. La soirée ne devait pas paraître guindée ni mal organisée.
19. Consacrez du temps à votre foi et à aider les autres
Bon nombre de ces ouvrages établissaient un lien entre les tâches ménagères, la foi et la charité. On encourageait les épouses à donner ce qu’elles pouvaient, à rendre visite aux personnes dans le besoin et à trouver du temps pour ces obligations parallèlement aux repas, aux travaux de couture et à la garde des enfants. Même le fait d’aider les autres était considéré comme faisant partie intégrante de la gestion d’un foyer respectable.
20. Continuer à apprendre une fois le travail terminé
Ces livres ne disaient pas qu’une épouse devait consacrer chaque minute de son temps libre aux tâches ménagères. La lecture, la musique, le jardinage, l’art et les moments de convivialité étaient encouragés une fois les tâches ménagères accomplies. On attendait de l’épouse idéale qu’elle fasse preuve de bon sens et de curiosité, tout en ayant une cuisine propre et un panier à linge bien rempli.