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Bien avant que l’on puisse prendre une centaine de photos sans y réfléchir à deux fois, dire adieu à quelqu’un signifiait conserver les minuscules fragments tangibles de cette personne que l’on pouvait garder. Une boucle de cheveux. Une bague. Une robe de chambre qui conservait encore vaguement la silhouette de celui ou celle qui l’avait portée. Le deuil, en fin de compte, a toujours eu besoin de quelque chose à quoi se raccrocher. Ces objets peuvent paraître carrément macabres à nos yeux d’aujourd’hui : des cheveux tissés en bijoux, des moulages en plâtre de visages de défunts, des photographies de cadavres disposés de manière à donner l’impression qu’ils dorment paisiblement. Mais si l’on fait abstraction de l’aspect choquant, il ne reste qu’une dimension profondément humaine. Les gens ne cherchaient pas à être morbides. Ils essayaient de continuer à aimer quelqu’un qui n’était plus là pour les aimer en retour. Voici 20 souvenirs qui prouvent que le deuil, aussi étrange soit-il, est toujours empreint de tendresse.

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